Un sentiment de vide, un coupé de souffle.. Une douleur au coeur, poignant, innébranlable.. & cet envie de s'arracher le coeur, ne plus vouloir ressentir quoique ce soit. Vouloir toujours dormir pour ne plus y penser.. On est toujours un peu seul, écorché, dans un coin. Un coin de douleur, avec sa peur. Un petit coeur qui bat, presque contre sa propre volonté. Un coeur qui se bat, et se débat, contre son ombre. En somme, c'est une mauvaise partie du moi, à oublier. Une passion destructrice, anéantissante, sans quelconque réaction possible. Un langage que personne ne perçoit tout à fait. Que personne ne comprend. C'est une vision des choses particulère, trop intensifiée... Trop.
Non, ne te retournes pas. Sauf si tu veux trembler. Une serviette douce autour de la taille et les cheveux relevés. Une main qui glisse dans le creux du cou, et des baisers qui roulent. La lumière vient de s'éteindre, ne cours pas. Tu pourrais tomber, te faire mal, et je ne voudrais pas. N'aies pas peur, c'est le mal des autres qui blesse, uniquement. Le mal en soi pour soi fait du bien, celui là, quand on l'apprécie et que l'on sait le ressentir à sa manière. Ne cries pas, je suis là. Tu sens cette main qui te tiens? c'est la mienne. Apprend à ne pas la fuir, et à jouer avec. Fais en ce que tu veux, je t'offres mon corps. Mon coeur est mort, et le poul cérébral aussi. Pas loin d'être une substance, un objet dis-tu. Peu importe ce que l'on est, ou ce qu'il y parait, personne ne se soucie de ça, fondamentalement. Tout est surface, et maintien des apparentes choses sensationnelles. Oh, laisse moi mettre mes idées dans les tiennes, et garde les. Fais en ce que tu veux, indique le sens et la valeur des formes des choses que tu veux leur donner. Tout est à toi. Je ne suis pas, j'appartiens ailleurs. On n'est jamais maitre de soi. T'es factice, imaginaire, mais je m'en fou. Je sais que tout ce que je te donne te nourrit, & m'aide à tenir. Je te trouverais, où que tu ailles. Où même que tu sois. Je sentirai ta main ce matin là, et alors tout ira mieux. Enfin tout ira bien...
Allons y gaiement. Pas le temps d'hurler, la vie n'attend pas. On pourrait crever, là, sur le trottoir face à tous ces gens qui chahutent dans la rue. Personne ne viendrait, tellement enfouie sous terre qu'on ne voit plus rien. On ne distingue qu'une petite tache de désespoir, recroquevillée. Les larmes qui ne coulent plus, même plus. Complètement déséchée. Plus rien ne sort. Si ce n'est ce petit élément, qui rend une douceur à l'âme et aspire l'amertume des choses. Un substance dans l'espace, où la pensée se perd et où tout s'apaise. Un petit bout qui redonne des forces, et pose à chacun des moments un sourire sur le visage, discrètement emprunté aux siens. Et tout se mêle, oubliant dépressément la vanité des sens, la fatigue des nerfs, et le froid qui tire. Il est temps de reprendre goût à vivre, et de se défaire, une fois pour toute, de cet état obsessionnel qui tue la pensée, et le corps, à petit feu. Regarde, au fond de mes yeux. Regarde les petites étoiles qui naissent, et qu'il faut préserver. Les petites étoiles qui rendent la belle vie, meilleure que le reste. Vois comme elles brillent expressément. Elles sont pour toi, je te les offre. Garde les, et mon coeur.
Accroche toi la tension monte. Ses mots font mal mais tu le sais. Tu le sais que t'es pas dans la meilleure histoire. T'as toujours le don pour t'étouffer, pour trouver l'élément auquel t'accrocher et te noyer. C'est pervers, mais c'est en toi. La simplicité ne te connait pas. Alors tu passes tes nuits à te construire cet avenir qui n'existera pas. Tu penses, tu penses, tu rêves oui. Tu veux jouer, te prouver que tu peux l'attraper, le convertir et le résoudre a toi. Et une fois de plus tu te rend compte que tu n'es rien, rien de plus qu'un esprit pensant. Une petite fleur qui veut éclore et qu'on écrase inlassablement. T'aimerais construire quelque chose de vrai, du véritable, du sincère. Mais tu dérapes, encore une fois..
La fin d'une après-midi ordinaire. Le ciel était gris, le temps maussade. A la sortie du lycée.. Je n'pensais pas le revoir à son arrêt.. Le regard dans le vague, j'avançais, simplement. Il était là, à contre sens. Mes pommettes ont rougies, mon visage est d'venu grave. Foudroyée sur place. Ses yeux foncés souriaient, je l'ai senti. A peine le temps de comprendre... J'étais déjà passée devant lui. C'était trop peu. Je voulais m'arrêter là face à lui, et le contempler, encore, encore. Entendre sa voix. Entrer dans sa vie, pourquoi pas après tout. Dans les romans les femmes qui osent affronter la vie, elles arrivent toujours à avoir les hommes qu'elles veulent. Et leurs histoires marchent, hein ! aller, sans rire.... J'aurais voulu. C'est dans ce genre de situation qu'on se sent vivre. Le coeur bat fort dans la poitrine, la tête vous tourne un peu et la raison vous tiraille pour vous retenir de ne pas courir à sa rencontre. Ces infimes secondes de chaleur sont uniques, et tellement rares. La chance ne passe qu'une fois. C'est idiot de n'pas savoir le saisir quand il arrive.. C'est idiot et j'suis une idiote. C'est du temps de gâché, du temps qui tue. Pas assez réactive pour déceler en temps voulu le tournant d'une vie. Voila. C'est ce qui arrive quand on attend que les choses viennent à soi, sans bouger. Elles filent.
[ Soyons fou pour une fois, de cette folie pure qui englobe nos coeurs de tant d'insignifiantes choses qui rendent les autres tellement plus belles. ]